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35e Festival de la B.D. a Angouleme – Ludovic Debeurme, chercheur d’images

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Portrait

Ludovic Debeurme, chercheur d’images

Il le dit lui-même : “Je suis un chercheur.” Dans son laboratoire personnel, Ludovic Debeurme observe l’homme, ses pulsions, ses peurs, ses phobies et sa capacité à les dépasser pour vivre et créer. A 36 ans, il n’est pourtant pas devenu psychanalyste, comme l’idée l’en a titillé à l’adolescence. Il est auteur de bandes dessinées, une étiquette qui semble un peu étroite à la lecture de ses albums, qui s’affranchissent de plus en plus des formats, des cadres, voire du vocabulaire du neuvième art.
1971
Naissance aux Lilas (Seine-Saint-Denis).1992
Commence une analyse, qui se poursuit toujours.2001
Illustre “L’Etrange Cas du Dr Jekyll et de M. Hyde”2002
Publie son premier album de bande dessinée, “Céfalus”.

2006
Reçoit le prix René-Goscinny pour son quatrième album, “Lucille”.

2008
Sélectionné pour le Festival de la BD d’Angoulême, expose à celui de Gérardmer.

En six ans et cinq ouvrages, Ludovic Debeurme a imposé dans le paysage de la “nouvelle BD française” sa personnalité exigeante, son univers onirique et déstabilisant, son trait acéré. “C’est un auteur à part, doté d’un souffle rare, assure Jean Paciulli, directeur général des éditions Glénat. C’est déjà un grand, et promis à un bel avenir.”Mais Ludovic Debeurme reste un auteur considéré comme difficile. Même s’il n’atteint pas les tirages de Joann Sfar (Le Chat du rabbin) ou de Marjane Satrapi (Persepolis), Lucille, son quatrième album, récit de la rencontre d’une jeune anorexique et d’un fils de marin pêcheur, publié chez Futuropolis, s’est vendu à un peu plus de 6 000 exemplaires. Il a été distingué par le prix René-Goscinny et lors de l’édition 2007 du Festival de la BD d’Angoulême.

Alors qu’une exposition lui est également consacrée par le Festival du film fantastique de Gérardmer (Vosges), Ludovic Debeurme sera de nouveau présent en Charente cette année : son nouveau livre, Le Grand Autre, publié chez l’éditeur indépendant Cornélius, a été retenu dans la sélection officielle du festival, qui s’achève dimanche 27 janvier.

L’ouvrage, une nouvelle fois, intimide. Par son épaisseur, plus de 300 pages, son titre, qui reprend un concept lacanien, mais surtout par son univers dérangeant, traversé de visions qui accompagnent l’histoire de Louis, un jeune handicapé solitaire, et de Célia, une gothique. “Le thème du Grand Autre, c’est le retour au pulsionnel, à l’animalité”, résume Debeurme, qui peut disséquer des heures durant son rapport à l’art ou à la psychanalyse.

On parle probablement de lui pour des malentendus : les psychoses, la question de l’anorexie évoquée dans Lucille, estime Jean-Louis Capron, patron des éditions Cornélius. Mais ce ne sont que des détails dans un univers fantasmatique largement plus intéressant que sa réduction à une dimension psychanalytique.”

Celle-ci est pourtant incontournable chez ce lecteur assidu de Freud, Lacan et Deleuze. “Une partie de ma nourriture intellectuelle vient de là, reconnaît-il. Mais je ne pense pas que l’on puisse créer et analyser en même temps.”

Avec son allure de jeune homme moderne, un brin bobo parisien, Ludovic Debeurme n’est pas l’artiste introverti et reclus que peuvent laisser imaginer ses albums. Il vit et travaille au milieu de livres et d’objets assortis à son univers, dans un bel atelier d’une cité d’artistes du 18e arrondissement de Paris, située en face de l’appartement où il a grandi et dans laquelle son père, artiste peintre, possède également son atelier.

“Ce n’est pas quelqu’un de torturé, mais d’assez joyeux”, assure Jean-Louis Capron. “J’ai du mal à me lâcher”, nuance Ludovic Debeurme, qui trouve sans doute dans l’instantané du dessin une réponse à son obsession du contrôle. Elle l’a longtemps habité malgré une psychanalyse commencée voilà quinze ans, à la suite d’un épisode qu’il raconte dans Ludologie, son troisième album (Cornélius, 2003).

Une nuit, un malaise le conduit à appeler à deux reprises un médecin. Par deux fois, le diagnostic est le même : crise d’angoisse. “Le lendemain, je prenais rendez-vous avec un psy, raconte-t-il. Pour moi qui me croyais malade depuis des années, qui avais des troubles alimentaires, qui vivais le quotidien avec beaucoup d’interdits et de gêne, ça a été un soulagement de découvrir qu’il pouvait y avoir une cause autre que physique.”

En se tournant vers la psychanalyse, Ludovic Debeurme applique à lui-même et aux siens la recherche qui fonde sa démarche. “Comprendre comment les choses deviennent ce qu’elles sont, dit-il. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de montrer un personnage avec des ailes, c’est comment ce personnage arrive à avoir des ailes.”

De son père, qui partagea un appartement avec le compositeur Georges Delerue et fréquenta Boris Vian, il a appris le geste et le goût des matières. “A 5 ans, il posait sa main sur celle de son père quand celui-ci dessinait”, se souvient la maman, professeur de musique. C’est encore son père qui l’a initié au jazz manouche ; enfant, Ludovic l’accompagnait chaque samedi à la Chope des Puces, un bar de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) où se produisaient Mondine Garcia et son fils Ninine, deux monuments du genre.

Aujourd’hui, Ludovic Debeurme officie comme guitariste soliste au sein du groupe Royal Paris Narvalo. Après des études d’arts plastiques, le jeune homme avait même hésité sur la voie à suivre. “Mais je sentais confusément que je ne pourrais pas aller aussi loin avec la musique qu’avec le dessin”, dit-il.

En 1996, tout en donnant des cours de dessin, il se lance dans une carrière d’illustrateur, inaugurée par une publication dans Le Monde mais dont le temps fort restera l’illustration de L’Etrange Cas du Dr Jekyll et M. Hyde (Nathan, 2001).

Ce n’est qu’au début des années 2000, alors qu’il se sent “au bout de ce (qu’il) pouvait faire dans l’illustration”, qu’il se rend compte de l’émergence de nouveaux auteurs et éditeurs de bande dessinée en France. “Cette liberté à laquelle j’aspirais et que l’illustration ne pouvait pas m’offrir, elle existait chez eux, constate-t-il. Pour moi, c’était une bouée de sauvetage.” L’intervention du dessinateur et scénariste Charles Berbérian lui permet d’entrer en contact avec les éditions Cornélius, qui publient, en 2002, son premier album, le troublant Céfalus.

Depuis, Ludovic Debeurme poursuit sans relâche ses recherches. Recherche du dessin “qui va bousculer le lecteur” et “lui offrir de l’image pour son imaginaire”, de “ce qui tient de l’accident, de ce décalage entre ce qui préexiste et ce qui advient”, du moment “où les choses (lui) échappent”, où le trait et le récit prennent le contrôle de l’oeuvre…

Cette quête du dessin parfait, de l’autre et de soi-même, il en a fait le coeur de son existence. “C’est comme avec les guitares, dit-il. Quand j’en essaye une qui me plaît, je transpire, je tétanise, il me la faut absolument. Mais je ne suis pas collectionneur : je ne veux pas toutes les guitares, je veux la guitare, celle qui aura le son parfait.” Un chercheur, disait-on.

Gilles van Kote

1968, Et apres?

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Cohn-Bendit, le porte-voix du Mai français, met bel et bien l’affaire au passé. L’Europe, au présent, concocte ses propres révoltes. On prend les jeunes et on recommence ? Souvenirs d’une lutte partagée entre étudiants, féministes et ouvriers.

http://www.cafebabel.com/fr/dossier.asp?id=470&utm_source=NL_FR&utm_medium=email

2. Jeudi 24 Janvier 2008 – French Surgery

. Questions for French Class

 Cecile,
Voici quelques-unes des questions dont nous avons discuté.
[discuter de quelque chose, parler de quelque chose]
Seph

1. Why say “On voit toujours” as opposed to “Il y a toujours” in the sentence “On voit toujours les beaux paysages” ?

2. Does “en attendant” always mean “meanwhile” ?For example in the sentence: “En attendant, Claudia et moi allons au cinéma ce soir ” But there is an album by Jean Michel Jarre called “En attendant Cousteau”.

3. What is the translation of “On peut se retrouver à huit heures et quart” ?

 4. ‘De toutes de façons’ means ‘anyway’ ?